Image default

Quels sont les types de masques de protection respiratoire et à quoi servent-ils ?

En bref

  • Trois grandes familles de masques : chirurgicaux (norme EN 14683), masques grand public en tissu (référentiel AFNOR) et pièces faciales filtrantes FFP (norme EN 149).
  • Les FFP filtrent environ 80 % (FFP1), 94 % (FFP2) et 99 % (FFP3) des aérosols testés, à condition d’être bien ajustés.
  • Un masque chirurgical limite surtout les projections du porteur ; un FFP protège davantage la personne qui le porte.
  • En 2026, le port du masque est recommandé dans certaines situations (symptômes, contact avec une personne malade, personnes fragiles, lieux clos mal ventilés), selon les autorités sanitaires.

Les masques de protection respiratoire se répartissent en trois familles : le masque chirurgical, qui limite les projections de gouttelettes du porteur, le masque grand public en tissu, réutilisable, et le masque FFP, un appareil filtrant qui protège davantage celui qui le porte. Le bon choix dépend de la situation, de la durée de port et de l’ajustement, pas seulement du prix. Voici comment les distinguer et les utiliser, avec les repères officiels à jour en 2026.

Quels sont les différents types de masques et à quoi servent-ils ?

Les repères ci-dessous reprennent ceux de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Ils décrivent les familles de masques apparues lors de l’épidémie de Covid-19 et restent valables pour comprendre les produits vendus aujourd’hui.

FamilleRéférentielRôle principalDurée d’usage indiquée
Masque chirurgicalEN 14683 (types I, II, IIR)Limiter les projections du porteur4 heures au maximum
Masque grand public en tissuRéférentiel AFNOR, catégories 1 et 2Barrière à usage non sanitaire4 heures au maximum
Masque FFP (FFP1, FFP2, FFP3)EN 149Protéger le porteur en filtrant l’air inhalé8 heures au maximum

À quoi sert un masque chirurgical ?

Le masque chirurgical est un masque jetable conçu pour empêcher les gouttelettes du porteur de se projeter sur les autres. Selon la DGCCRF, les masques de type I présentent une efficacité de filtration bactérienne d’au moins 95 %, ceux de types II et IIR d’au moins 98 %. Sa vocation est donc de protéger l’entourage, plus que de filtrer finement l’air inhalé.

Il se remplace dès qu’il est humide, souillé ou porté depuis plus de quatre heures. S’il est mal ajusté, l’air passe sur les côtés et son efficacité baisse. Il est pratique pour un usage ponctuel, par exemple quand on a des symptômes et qu’on doit côtoyer d’autres personnes.

Un masque en tissu est-il efficace ?

Les masques grand public sont classés en deux catégories selon la filtration de particules de 3 micromètres : plus de 90 % pour la catégorie 1, plus de 70 % pour la catégorie 2. Ils doivent conserver leurs performances après au moins cinq lavages ; la notice indique le nombre de lavages validé. La DGCCRF recommande un cycle en machine avec un plateau d’au moins 30 minutes à 60 °C, suivi d’un séchage complet. Ces masques ne sont pas des équipements de protection individuelle et ne remplacent pas ceux du travail.

Un masque artisanal peut suivre la spécification AFNOR S76-001, sans obligation, mais sa performance n’est pas garantie. Pour comparer des modèles, un fournisseur de masques personnalisés publie un article sur le choix d’un masque de protection et présente sa gamme (cliquez ici). Vérifiez toujours que le modèle précise sa catégorie de filtration et le nombre de lavages.

Quelle est la différence entre FFP1, FFP2 et FFP3 ?

FFP signifie « filtering facepiece particles », soit pièce faciale filtrante contre les particules. Selon la norme EN 149, le FFP1 filtre 80 % des aérosols, le FFP2 94 % et le FFP3 99 %. Ce sont des équipements de protection individuelle, conçus d’abord pour des usages professionnels. Le FFP2 est celui que l’on rencontre le plus souvent hors du cadre médical ; le FFP3 relève d’usages plus exigeants.

L’efficacité dépend de l’étanchéité : si l’air passe sur les côtés, la protection diminue. Effectuez un test d’étanchéité à chaque mise en place. La DGCCRF indique une durée maximale d’usage de huit heures, et le Code du travail impose aux salariés concernés une pause de 20 minutes toutes les six heures ; après chaque retrait, il faut un masque neuf.

Quand porter un masque en 2026 ?

Les obligations généralisées de 2020 ne s’appliquent plus. Aujourd’hui, d’après la page du gouvernement sur les infections respiratoires aiguës (modifiée le 30 juillet 2026), le masque est recommandé dans plusieurs situations :

  • dès les premiers symptômes, en attendant un diagnostic ;
  • pendant toute la période de contagiosité d’une personne positive au Covid-19, même sans symptômes ;
  • après un contact avec une personne atteinte du Covid-19 ou d’une autre maladie respiratoire ;
  • pour les personnes âgées, immunodéprimées, atteintes de maladies chroniques ou fragiles, ainsi que pour leurs aidants et visiteurs ;
  • en période de circulation des virus, dans les lieux clos et mal ventilés, notamment les transports, surtout en cas de forte promiscuité.

Certains lieux de santé peuvent exiger le masque. En voyage, les règles dépendent du pays, du transporteur et des établissements : consultez les Conseils aux voyageurs de France Diplomatie et les consignes de votre compagnie avant le départ.

Comment bien porter et entretenir son masque ?

  • Lavez-vous les mains avant et après avoir manipulé le masque.
  • Couvrez le nez, la bouche et le menton, sans laisser d’espace important sur les côtés.
  • Évitez de le toucher une fois en place.
  • Changez-le s’il est humide, avant de manger ou de boire, ou s’il est jetable et déjà porté.
  • Jetez les masques jetables après usage ; lavez les masques en tissu comme indiqué sur leur notice.

Le masque ne remplace pas les autres gestes barrières : lavage des mains au savon pendant 30 secondes ou gel hydroalcoolique, toux dans le coude ou dans un mouchoir jeté aussitôt, aération des pièces et limitation des contacts avec les personnes fragiles.

Comment choisir le bon masque selon la situation ?

  • Protéger les autres lors d’un usage ponctuel : masque chirurgical.
  • Usage répété sans exigence sanitaire particulière : masque grand public conforme, lavé selon sa notice.
  • Protection renforcée du porteur : masque FFP2, bien ajusté, en suivant l’avis d’un professionnel de santé si vous êtes fragile.

Les erreurs les plus courantes : porter le masque sous le nez, réutiliser un jetable trop longtemps, choisir un modèle sans indication de filtration ou croire qu’un masque protège sans ajustement. Cet article informe ; il ne remplace ni l’avis d’un médecin ni les recommandations des autorités sanitaires.

Questions fréquentes

Quels sont les différents types de masques de protection respiratoire ?

Il existe trois grandes familles : le masque chirurgical, jetable, qui limite les projections du porteur ; le masque grand public en tissu, réutilisable, classé en catégories 1 et 2 ; et le masque FFP, qui filtre l’air inhalé et protège davantage celui qui le porte. Chacun répond à un usage différent.

Quelle est la différence entre FFP2 et FFP3 ?

Selon la norme EN 149, un FFP2 filtre 94 % des aérosols testés et un FFP3 en filtre 99 %. Le FFP3 convient à des usages plus exigeants, souvent professionnels. Dans tous les cas, l’efficacité dépend de l’étanchéité sur le visage : un masque mal ajusté laisse passer l’air sur les côtés.

Un masque chirurgical protège-t-il la personne qui le porte ?

Il protège surtout les autres, car il limite la projection de gouttelettes par le porteur. Sa filtration bactérienne est d’au moins 95 % pour le type I et d’au moins 98 % pour les types II et IIR, mais il s’ajuste moins bien au visage qu’un FFP. Il se change après quatre heures au maximum.

Comment laver un masque en tissu ?

La DGCCRF recommande un cycle en machine avec un plateau d’au moins 30 minutes à 60 °C, puis un séchage complet. Le masque doit conserver ses performances pendant le nombre de lavages indiqué sur sa notice, au moins cinq. Remplacez-le s’il est abîmé, déformé ou mal ajusté.

Le masque est-il obligatoire en 2026 ?

Les obligations généralisées de 2020 ne s’appliquent plus. Selon la page du gouvernement sur les infections respiratoires aiguës, modifiée le 30 juillet 2026, le masque est recommandé en cas de symptômes, de contact avec une personne malade, pour les personnes fragiles et dans les lieux clos mal ventilés. Certains lieux de santé peuvent l’exiger.

Combien de temps peut-on porter un masque ?

La DGCCRF indique quatre heures au maximum pour un masque chirurgical ou un masque grand public, et huit heures pour un FFP, avec un masque neuf après chaque retrait. Remplacez-le plus tôt s’il est humide, souillé ou abîmé. En cas de doute, suivez la notice du fabricant et l’avis de votre médecin.

Pour aller plus loin : si un projet de séjour ou d’installation aux États-Unis vous occupe, découvrez le programme de loterie des cartes vertes américaines.

Sources : DGCCRF, Les différents types de masques (FAQ), 2020 ; norme EN 149 (pièces faciales filtrantes) et norme EN 14683 (masques chirurgicaux) ; AFNOR, spécification S76-001 ; gouvernement (info.gouv.fr), Infections respiratoires aiguës, mise à jour du 30 juillet 2026 ; France Diplomatie, Conseils aux voyageurs.

Autres articles

Se baigner dans la mer Baltique : 7 plages et îles à découvrir

administrateur

Pays en L : les neuf pays commençant par L et leurs repères

administrateur

Comment réussir son voyage à Madrid : période, programme et conseils pratiques

administrateur

Pourquoi effectuer un séjour linguistique ? Atouts, durée et formalités

administrateur

Location de bus avec chauffeur : quels avantages pour un voyage de groupe ?

Emmanuel

Avis-et-notes.fr : que propose le site et comment bien lire les avis de voyage ?

administrateur

Quelle trousse de toilette choisir ?

Emmanuel

Louer à Val Thorens pour 10 personnes : appartement, chalet ou hôtel ?

Journal

Que visiter en Guyane ? Itinéraire, tortues, voiture et précautions

Odile