- L’oignon de Roscoff est un oignon à la robe rosée, cultivé dans le Haut-Léon, au nord du Finistère ; il a obtenu l’AOC en 2009 puis l’AOP en 2013.
- Cru, il est croquant, juteux, peu piquant, fruité et sucré ; cuit, sa douceur domine.
- Il se vend notamment en tresse, la « grappe » traditionnelle faisant 1 kg, nettoyée et tressée à la main.
- Pour bien le conserver : un endroit sec, aéré et à l’abri de l’humidité.
L’oignon de Roscoff est un oignon rose cultivé dans le nord du Finistère, protégé par une AOP depuis 2013. Doux et légèrement piquant cru, sucré et fruité cuit, il s’utilise aussi bien en salade qu’en tarte, en soupe ou en confit.
Ce n’est pas juste un bel oignon rose : c’est un produit de terroir reconnu, avec une histoire, une identité gustative marquée et des usages très concrets au quotidien. Cru, il apporte du croquant et une note sucrée. Cuit, il devient fondant, presque confit, et donne du relief à un plat. L’oignon de Roscoff est donc très goûteux et parfait pour vos plats.
Qu’est-ce que l’oignon de Roscoff ?
C’est un oignon à la robe rosée, qui peut rester en dormance plusieurs mois sans traitement. La fiche de l’INAO le décrit cru comme croquant, juteux, peu piquant, fruité et sucré ; après cuisson, la douceur domine. Sa zone de production se situe dans le Haut-Léon, au nord du Finistère, entre Kerlouan à l’ouest et Saint-Pol-de-Léon à l’est : vingt-quatre communes de la côte de la Manche, sur un plateau qui s’étend à une dizaine de kilomètres dans les terres.
Quelle est l’histoire de l’oignon de Roscoff ?
La culture s’est développée autour de Roscoff, port de commerce avec l’Angleterre, pour approvisionner les navires en oignons qui se conservent bien. Selon le syndicat de l’AOP, un moine capucin, frère Cyril, aurait semé les premières graines dans les jardins du couvent en 1647. Les « Johnnies », nom donné par les Britanniques aux paysans bretons qui vendaient leurs tresses de porte en porte au Royaume-Uni, apparaissent dans l’histoire en 1828 ; ils ont contribué à la réputation internationale du produit, et quelques-uns perpétuent encore cette tradition.
La reconnaissance officielle est plus récente : l’oignon de Roscoff est AOC depuis 2009 (décret du 22 octobre 2009), puis AOP depuis 2013, au niveau européen. L’appellation garantit un lien avec un territoire et un cahier des charges précis.
Comment cuisiner l’oignon de Roscoff ?
Adaptez la coupe et la cuisson à l’effet recherché : le croquant et la fraîcheur du cru, ou la douceur et le fondant du cuit.
Cru
Tranché en fines lamelles, il se prête à une salade de tomates ou de lentilles, à un sandwich ou à un tartare de légumes. Coupez-le finement pour qu’il ne domine pas ; laissez-le reposer quelques minutes avec un peu de vinaigre ou de citron pour l’adoucir encore.
Cuit
Il caramélise facilement et convient aux préparations lentes : soupe, tarte à l’oignon, confit, poêlée douce, mijotés. Faites-le revenir à feu moyen avec un peu de matière grasse. Selon le syndicat, il cuit plus vite que d’autres oignons ; comme il est naturellement sucré, il colore vite et peut devenir amer si le feu est trop vif.
- En fines lamelles dans une salade de tomates ou de lentilles.
- En base aromatique pour une sauce, une soupe ou un mijoté.
- En rondelles sur une tarte feuilletée, avec du thym ou du fromage.
- En confit, pour accompagner une viande rôtie, un burger ou un foie gras.
Comment reconnaître et conserver un vrai oignon de Roscoff ?
Cherchez la mention officielle « Oignon de Roscoff AOP » et l’indication d’origine : un oignon rose vendu sous une appellation approximative ne répond pas au même cahier des charges. Selon le cahier des charges, il se vend en tresse ou en contenant (souple jusqu’à 6 kg, rigide jusqu’à 12 kg), la grappe traditionnelle de 1 kg étant nettoyée et tressée à la main à la ferme. Des producteurs le proposent aussi directement à la ferme, d’après l’office de tourisme de Roscoff.
Le syndicat indique que la conservation est naturelle, sans traitement chimique anti-germination, et que la tige doit mesurer au moins 5 cm pour limiter la germination pendant l’hiver. Chez vous, gardez-le au sec, dans un endroit aéré et à l’abri de la lumière, plutôt que dans un lieu humide ou fermé ; une tresse accrochée à l’air libre convient bien. Vérifiez régulièrement les bulbes et retirez ceux qui s’abîment. Le cahier des charges indique qu’il peut souvent se garder jusqu’au printemps suivant la récolte, et que la mention AOP ne peut plus être utilisée après le 1er mai de l’année qui suit la récolte.
| Usage | Coupe conseillée | Point d’attention |
|---|---|---|
| Salade, sandwich | Fines lamelles | Laisser reposer avec un peu de vinaigre ou de citron |
| Soupe, tarte, mijoté | Rondelles ou émincé | Cuisson douce, feu moyen |
| Confit | Émincé | Éviter de colorer trop vite |
Quelles erreurs éviter avec l’oignon de Roscoff ?
- Croire que tous les oignons roses se valent : vérifiez la mention AOP et l’origine.
- Le couper trop gros cru : sa texture est délicate, tranchez-le finement.
- Le cuire trop fort : une cuisson douce évite le goût brûlé et l’amertume.
- Le stocker dans un endroit humide : il se conserve moins bien.
Comme tout légume, il s’inscrit dans une alimentation variée ; on ne lui prête pas de propriété particulière pour la santé.
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Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’oignon de Roscoff ?
L’oignon de Roscoff est un oignon à la robe rosée cultivé dans le Haut-Léon, au nord du Finistère. Il est reconnu en AOC depuis 2009 et en AOP depuis 2013. Cru, il est croquant, juteux, peu piquant, fruité et sucré ; cuit, sa douceur domine nettement.
Depuis quand l’oignon de Roscoff est-il protégé ?
L’oignon de Roscoff a obtenu l’AOC en 2009, par décret du 22 octobre 2009, puis l’AOP européenne en 2013. Ces appellations lient le produit à un territoire et à un cahier des charges précis. Pour vous assurer de l’origine, cherchez la mention Oignon de Roscoff AOP sur l’emballage ou la tresse.
Comment cuisiner l’oignon de Roscoff ?
Cru, coupez-le en fines lamelles pour une salade, un sandwich ou un tartare de légumes. Cuit, faites-le revenir à feu moyen pour une soupe, une tarte, un confit ou un mijoté. Évitez un feu trop vif : naturellement sucré, il colore vite et peut devenir amer.
Comment conserver l’oignon de Roscoff ?
Gardez-le au sec, dans un endroit aéré et à l’abri de la lumière, plutôt que dans un lieu humide. Le syndicat de l’AOP précise que la conservation est naturelle, sans traitement anti-germination, et que la tige doit mesurer au moins cinq centimètres. Vérifiez régulièrement les bulbes et retirez ceux qui s’abîment.
Qui sont les Johnnies de Roscoff ?
Les Johnnies sont le nom donné par les Britanniques aux paysans bretons qui vendaient des tresses d’oignons de porte en porte au Royaume-Uni. Le phénomène est daté de 1828 selon le syndicat de l’AOP. Quelques vendeurs perpétuent encore cette tradition, qui a contribué à la réputation internationale de l’oignon.
Sous quelle forme vend-on l’oignon de Roscoff ?
Selon le cahier des charges de l’AOP, il se vend en tresse ou en contenant, souple jusqu’à 6 kg ou rigide jusqu’à 12 kg. La tresse traditionnelle, appelée grappe, pèse 1 kg et se nettoie et se tresse à la main à la ferme. Certains producteurs le vendent directement à la ferme, d’après l’office de tourisme de Roscoff.
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Sources : INAO, fiche et cahier des charges de l’AOP Oignon de Roscoff ; office de tourisme de Roscoff, dépliant « Drive à la ferme » ; Syndicat de l’AOP Oignon de Roscoff, dossier de presse 2024 ; site touristique Tout commence en Finistère.

