- Le parc national de Snæfellsjökull, créé en 2001, couvre environ 183 km² à l’extrémité de la péninsule de Snæfellsnes, à environ 200 km de Reykjavik.
- Le volcan Snæfellsjökull culmine à 1 446 m ; il est considéré comme endormi, sa dernière éruption centrale remontant à près de 1 800 ans.
- À voir : la plage de Djúpalónssandur, la grotte de lave de Vatnshellir (visite guidée uniquement) et, hors du parc, la montagne Kirkjufell.
- Le vent, le froid et la visibilité changent vite : prévoyez de bonnes chaussures, des couches coupe-vent et une marge dans l’horaire.
Le parc national de Snæfellsjökull, à l’extrémité ouest de la péninsule de Snæfellsnes, réunit un volcan coiffé d’un glacier, des plages de lave noire, un tube de lave visitable et des villages de pêcheurs. Il se visite en une journée depuis Reykjavik en voiture, en choisissant trois ou quatre arrêts plutôt qu’en voulant tout voir.
Pourquoi le parc de Snæfellsjökull est-il si célèbre ?
Le parc couvre environ 183 km² selon l’Agence islandaise de l’environnement (Umhverfisstofnun) et a été créé en 2001. Elle le présente comme le premier parc national à s’étendre du sommet de la montagne jusqu’à la mer, et il reste ouvert toute l’année. Son centre d’accueil se trouve à Malarrif, avec une exposition sur la nature et sur les vestiges d’un ancien site de pêche.
Le Snæfellsjökull est un stratovolcan, c’est-à-dire un cône bâti par des couches successives de lave et de projections. Il culmine à 1 446 mètres. Sa dernière éruption centrale est datée d’environ 200 de notre ère, soit il y a près de 1 800 ans, avec une marge d’incertitude liée aux méthodes de datation. On vient donc voir une montagne volcanique recouverte d’un glacier, non un volcan en activité.
Ce glacier recule : sa calotte est passée de 16 km² en 1946 à 14 km² en 1999, puis à environ 10 ou 11 km² en 2008. La fonte de la glace fait de ce sommet un symbole du réchauffement climatique dans la région, et l’image du Snæfellsjökull pourrait évoluer dans les décennies à venir.
La montagne est aussi un monument littéraire. En 1864, Jules Verne en a fait l’entrée de son Voyage au centre de la Terre, lorsque l’alchimiste Arne Saknussemm écrit qu’il faut descendre dans « le cratère du Yocul de Sneffels que l’ombre du Scartaris vient caresser avant les calendes de juillet ». Halldór Laxness l’a placée au cœur de son roman Sous le glacier, publié en 1968.
Que voir dans le parc national de Snæfellsjökull ?
La plage de Djúpalónssandur
Djúpalónssandur est l’un des lieux emblématiques du parc. Ce n’est pas une plage de baignade : l’eau est froide, la houle forte et les rochers nombreux, et mieux vaut rester à distance des vagues. On rejoint le site depuis un parking, par un court chemin au milieu des champs de lave, depuis la route 574 qui contourne la péninsule.
La grève de galets noirs conserve les restes rouillés d’un chalutier britannique naufragé en 1948. Elle est aussi connue pour ses quatre pierres de levage, de 23 à 154 kg, que les pêcheurs soulevaient pour prouver leur force avant d’embarquer. Vous pouvez tenter l’épreuve, avec prudence.
La grotte de lave de Vatnshellir
Vatnshellir est un tube de lave d’environ 200 mètres de long et 35 mètres de profondeur, formé il y a environ 8 000 ans. Il ne se visite qu’avec un guide, selon l’Agence islandaise de l’environnement, qui renvoie pour la réservation à l’opérateur Summit Guides. D’après les fiches touristiques, les visites durent environ 45 minutes et ont lieu toute l’année. Réservez à l’avance, surtout en été, car les départs se remplissent vite.
Prévoyez des chaussures fermées et des vêtements chauds : le sol est irrégulier, et l’on descend par des escaliers. Les toilettes les plus proches sont au centre d’accueil de Malarrif, à trois minutes en voiture.
La montagne Kirkjufell : un arrêt voisin, mais hors du parc
Kirkjufell, haute de 463 mètres, se trouve sur la côte nord de la péninsule, juste à l’ouest de Grundarfjörður, le long de la route 54. Elle n’est pas dans le parc, qui se situe à environ 45 minutes à l’ouest. C’est pourtant l’un des sites les plus photographiés de Snæfellsnes, surtout depuis la cascade de Kirkjufellsfoss. Le parking est payant, environ 1 000 ISK. La montée du sommet est interdite à la suite de plusieurs accidents graves : contentez-vous des points de vue au pied de la montagne.
L’antenne de Hellissandur
À Hellissandur, près de Gufuskálar, se dresse un mât de 412 mètres de haut. Achevé en 1963, avec les garde-côtes américains comme maître d’œuvre, pour le système de navigation LORAN-C, il a été repris ensuite pour les émissions en ondes longues de la radio publique RÚV. L’émetteur a cessé d’émettre en septembre 2024 et sa fermeture a été annoncée officiellement en octobre 2024. L’état actuel de la structure est à vérifier avant d’en faire un but de visite.
Les villages de la péninsule
Hellissandur, Rif et Ólafsvík, de petits bourgs de pêche, offrent une lecture de la vie locale dans l’ouest islandais, bien plus calme qu’à Reykjavik.
Peut-on grimper sur le glacier ?
Des randonnées guidées sur le glacier sont proposées en été, en général de juin à septembre, sur trois à quatre heures, avec crampons et piolets fournis. Il faut une condition physique moyenne. La marche sur la glace comporte des risques de crevasses et de météo changeante : passez par des guides professionnels et vérifiez les conditions sur Safetravel. Si l’aventure en altitude vous attire, vous pouvez prolonger l’inspiration avec notre sélection d’expériences exclusives pour voyager autrement, qui rassemble des moments plus rares encore.
Comment aller au parc national de Snæfellsjökull ?
Depuis Reykjavik, prenez la route 1 vers le nord, puis la route 54 en direction de la péninsule. Le parc se trouve à environ 200 km de la capitale, soit près de 2 h 30 de route selon le site visité ; une fiche touristique situe la lisière est du parc à environ deux heures par la route 54. Confirmez les durées avec un calculateur d’itinéraire.
La voiture reste la meilleure option : les bus desservent surtout certains axes, et la flexibilité compte pour s’arrêter quand la lumière est belle ou changer de plan si la météo se dégrade. Le Snæfellsjökull est visible de Reykjavik par temps clair, à plus de 120 km.
Comment préparer sa visite ?
- Chaussures solides : les sols sont irréguliers, humides ou glissants, même pour de courtes marches.
- Tenue coupe-vent et couches chaudes : le vent peut être fort, même en été.
- Trois ou quatre arrêts bien choisis valent mieux qu’une course contre la montre.
- Un plan B météo : consultez vedur.is, road.is et Safetravel avant de partir.
- Chemins balisés : restez à distance des falaises, des galets battus par les vagues et des coulées de lave.
Pour combiner la visite avec un autre grand parc, le plus grand parc national d’Islande, Vatnajökull, offre l’autre visage du pays, plus glaciaire, à l’autre bout de l’île.
Questions fréquentes
Où se trouve le parc national de Snæfellsjökull et quelle est sa taille ?
Le parc se trouve à l’extrémité ouest de la péninsule de Snæfellsnes, à environ 200 km de Reykjavik. Il couvre environ 183 km² selon l’Agence islandaise de l’environnement, a été créé en 2001 et reste ouvert toute l’année. Son centre d’accueil est à Malarrif, avec une exposition sur la nature et sur d’anciens vestiges de pêche.
Le volcan Snæfellsjökull est-il encore actif ?
Le Snæfellsjökull est considéré comme endormi. Sa dernière éruption centrale est datée d’environ 200 de notre ère, soit près de 1 800 ans, avec une marge d’incertitude. Ce stratovolcan de 1 446 mètres est coiffé d’un glacier dont la surface a nettement diminué depuis 1946.
Peut-on visiter la grotte de Vatnshellir sans guide ?
Non. Selon l’Agence islandaise de l’environnement, on ne peut entrer dans la grotte que lors de visites guidées, à réserver auprès de l’opérateur Summit Guides. D’après les fiches touristiques, elles durent environ 45 minutes et ont lieu toute l’année. Réservez à l’avance, surtout en été, et portez des chaussures fermées et des vêtements chauds.
Kirkjufell fait-il partie du parc national de Snæfellsjökull ?
Non. Kirkjufell, haute de 463 mètres, se trouve sur la côte nord de la péninsule, près de Grundarfjörður, le long de la route 54, à environ 45 minutes à l’est du parc. Son ascension est interdite à la suite de plusieurs accidents graves : privilégiez les points de vue au pied de la montagne.
Peut-on se baigner à Djúpalónssandur ?
Ce n’est pas une plage de baignade. L’eau est froide, la houle forte et la grève rocheuse, ce qui rend la mer dangereuse. On vient pour les galets noirs, les vestiges d’un naufrage de 1948 et les pierres de levage. Restez à distance des vagues et suivez les panneaux.
Combien de temps faut-il pour aller de Reykjavik à Snæfellsjökull ?
Le parc se trouve à environ 200 km de Reykjavik, soit près de 2 h 30 de route selon le site visité. Une fiche touristique situe la lisière est du parc à environ deux heures par la route 54. La voiture est la solution la plus souple. Vérifiez la météo et l’état des routes avant de partir.
Pour aller plus loin : après la randonnée, découvrez la détente dans les thermes du lac Mývatn, dans le nord du pays.
Sources : Visit West Iceland (west.is), fiche du parc national de Snæfellsjökull (2026) ; Iceland Tours, fiches sur le parc, Vatnshellir et Kirkjufell (2026) ; RÚV, annonce de l’arrêt des émissions en ondes longues (octobre 2024) ; Safetravel et Vegagerðin (road.is), conditions de voyage, à consulter avant le départ.

