- Les aurores s’observent lorsque les nuits sont assez sombres, en pratique de l’automne au début du printemps ; en été, la lumière du jour quasi permanente les rend invisibles.
- Il faut trois conditions réunies : une nuit noire, un ciel dégagé et une activité solaire suffisante ; aucune observation ne peut être garantie.
- L’Icelandic Met Office publie une prévision d’aurores (indice d’activité) et de nébulosité, à consulter chaque soir.
- Éloignez-vous de la pollution lumineuse, restez plusieurs nuits et habillez-vous très chaudement : l’attente se passe dehors.
Pour voir les aurores boréales en Islande, il faut venir pendant la saison des nuits sombres, choisir un lieu éloigné des lumières, et surveiller à la fois la nébulosité et l’activité solaire. Les aurores naissent d’un enchaînement précis entre le Soleil, le champ magnétique terrestre et l’atmosphère : on peut en augmenter les chances, jamais les promettre. Voici comment elles se forment, quand et où les chercher en Islande, et comment les photographier.
Comment se forme une aurore boréale ?
Le Soleil émet en permanence un flux de particules chargées, le vent solaire. Lorsqu’il atteint la Terre, le champ magnétique en dévie la plus grande partie, mais certaines particules sont canalisées vers les régions polaires. Elles entrent alors en collision avec les atomes et molécules de la haute atmosphère, qui libèrent l’énergie reçue sous forme de lumière. Ce phénomène se produit à une altitude comprise entre 80 et 500 km selon la NOAA, avec un maximum d’intensité vers 100 km ; dans l’hémisphère sud, on parle d’aurore australe.
Les couleurs dépendent du gaz excité et de l’altitude : le vert vient de l’oxygène et c’est la teinte la plus courante, le rouge correspond à de l’oxygène plus haut dans l’atmosphère, le bleu et le violet à l’azote, plus bas. Le détail de ces teintes fait l’objet d’un autre article, indiqué en fin de page.
Pourquoi l’Islande est-elle bien placée pour observer des aurores ?
L’Islande se trouve à proximité de l’ovale auroral, une bande autour du pôle magnétique où les aurores sont fréquentes. Aux latitudes de l’île, il n’y a pas de nuit noire en été : l’observation est donc surtout possible lorsque les nuits sont assez sombres, de la fin de l’été au début du printemps. Elles se voient à l’œil nu quand le ciel est dégagé et sombre, sans équipement particulier.
Quand voir les aurores boréales en Islande ?
Les aurores ne sont visibles que lorsque le ciel est assez sombre : en pratique, de l’automne au début du printemps. À Reykjavik, la lumière du jour est quasi permanente environ du 20 mai au 24 juillet, ce qui rend toute observation impossible. Les mois du plein hiver offrent les nuits les plus longues, mais aussi des journées très courtes et une météo plus difficile.
Quel rôle jouent les cycles solaires ?
L’activité du Soleil suit un cycle d’environ onze ans. Les années proches du maximum solaire produisent plus de tempêtes géomagnétiques et donc, en moyenne, des aurores plus fréquentes. Le cycle solaire 25, commencé en décembre 2019, a atteint son maximum en octobre 2024 selon les données de référence ; l’activité décline ensuite progressivement, et la NOAA situe le début du cycle 26 entre 2029 et 2032. Cette activité varie pourtant d’une nuit à l’autre : un ciel dégagé et sombre ne suffit pas toujours, car l’activité solaire reste le déclencheur principal.
Où observer les aurores en Islande ?
Le principal critère est l’obscurité : éloignez-vous de Reykjavik et des villages pour échapper à la lumière artificielle. Le sud, l’ouest, le nord et l’est de l’île conviennent tous si le ciel est dégagé ; c’est donc la couverture nuageuse, plus que la région, qui décide du lieu.
- Sur la côte sud, les plages et les alentours de Vík : attention, restez toujours à bonne distance de l’eau la nuit et respectez les panneaux de sécurité.
- Dans la péninsule de Snæfellsnes, à l’ouest, des paysages dégagés et peu éclairés.
- Autour de Reykjavik, par nuit claire : le belvédère de Perlan ou les abords du phare de Grótta sont souvent cités, à quelques minutes du centre.
- Dans le nord, autour d’Akureyri et du lac Mývatn, où le ciel est parfois plus dégagé.
Des excursions nocturnes accompagnées sont proposées : un guide suit la météo en temps réel et sait déplacer le groupe vers un ciel dégagé. Choisissez un organisateur qui précise ses conditions en cas d’absence d’aurore.
Comment prévoir une aurore en Islande ?
Deux prévisions se complètent. L’Icelandic Met Office publie une prévision d’aurores, avec un indice d’activité à minuit de 0 à 9, ainsi qu’une carte de la couverture nuageuse prévue sur l’île, pour les jours à venir. L’indice d’activité (de 0 à 9) indique l’intensité attendue, mais une valeur élevée sous un ciel couvert ne servira à rien : la nébulosité compte autant que l’activité. Prévoyez une marge de plusieurs nuits : les voyageurs qui voient des aurores sont souvent ceux qui restent assez longtemps, surveillent les prévisions et acceptent de sortir au bon moment.
Comment photographier les aurores boréales ?
La lumière aurorale est souvent plus faible qu’on ne l’imagine. Utilisez un trépied, une pose de quelques secondes à une trentaine de secondes, une grande ouverture et une mise au point manuelle sur l’infini. Une sensibilité ISO modérée limite le bruit numérique ; testez plusieurs réglages selon l’intensité du ciel. Le froid vide les batteries plus vite : gardez des batteries de rechange au chaud, près du corps.
Quelles erreurs éviter ?
- Oublier le trépied ou toucher l’appareil pendant la pose.
- Mettre au point en automatique dans l’obscurité.
- Choisir un lieu proche de lumières artificielles.
- Attendre que l’aurore soit éclatante à l’œil nu : l’appareil peut la révéler avant que vous ne la distinguiez nettement.
Que prévoir pour un séjour à la recherche des aurores ?
Pensez à l’équipement : plusieurs couches chaudes, bonnet, gants, chaussures montantes adhérentes. Conduire la nuit en hiver est risqué ; consultez l’état des routes sur le site de l’administration des routes islandaise et sur Safetravel, et ne roulez pas dans la nuit si les conditions sont mauvaises. France Diplomatie classe l’ensemble de l’Islande en vigilance normale (page mise à jour le 14 octobre 2026), tout en signalant un climat rude, des routes qui peuvent fermer rapidement et un risque volcanique, surtout dans le sud et sur la péninsule de Reykjanes : suivez les consignes de la Protection civile. Si vous voulez comparer avec une autre destination, la météo en Norvège selon les mois aide à choisir un autre pays pour observer le phénomène.
Pour un séjour plus confortable, avec hébergement et sortie encadrée, des chasses privées aux aurores boréales existent dans plusieurs pays nordiques.
Que retenir avant de partir ?
Trois choses : de l’obscurité, un ciel dégagé et une activité solaire favorable. Le reste est une question de patience, de flexibilité et de préparation. Prévoyez plusieurs soirées, des vêtements très chauds, et gardez à l’esprit que la sécurité sur la route passe avant l’observation.
Questions fréquentes
Quand voir les aurores boréales en Islande ?
Elles sont visibles lorsque les nuits sont assez sombres, en pratique de l’automne au début du printemps. En été, la lumière du jour est quasi permanente à Reykjavik, du 20 mai au 24 juillet environ, ce qui rend l’observation impossible. Même pendant la bonne période, aucune apparition n’est garantie.
Où voir les aurores boréales en Islande ?
Le critère principal est l’obscurité, puis un ciel dégagé : éloignez-vous de Reykjavik et des villages. La côte sud, la péninsule de Snæfellsnes ou le nord de l’île conviennent si la couverture nuageuse le permet. Par nuit claire, certains points proches de la capitale sont aussi cités. Gardez toujours une distance de sécurité avec l’eau.
Comment prévoir une aurore boréale en Islande ?
Consultez deux informations de l’Icelandic Met Office : la prévision d’aurores, avec un indice d’activité de 0 à 9 à minuit, et la carte de couverture nuageuse. Une activité élevée sous un ciel couvert ne sert à rien. Prévoyez plusieurs nuits d’observation, car ces prévisions restent des probabilités et non des certitudes.
Faut-il un appareil photo spécial pour photographier les aurores ?
Pas forcément. Un appareil capable de poses longues, manuelles, suffit, avec un trépied, une grande ouverture, une mise au point manuelle sur l’infini et une sensibilité modérée. Testez plusieurs temps de pose selon l’intensité de l’aurore. Gardez des batteries de rechange au chaud, car le froid les décharge vite.
Pourquoi les aurores boréales sont-elles surtout vertes ?
Le vert est produit par l’oxygène excité à moyenne altitude, là où les collisions éteignent le rouge. C’est la couleur la plus courante. Le rouge, plus rare, vient d’oxygène plus haut, et le bleu ou le violet de l’azote, plus bas. L’appareil photo enregistre souvent ces teintes plus nettement que l’œil nu.
Est-il sûr de chercher les aurores boréales en Islande ?
Cela demande de la prudence : les routes peuvent être verglacées, la visibilité faible et les conditions changer vite. Ne roulez pas de nuit si la météo est mauvaise, consultez l’état des routes et Safetravel, gardez vos distances avec l’eau et la falaise, habillez-vous chaudement et informez un proche de votre itinéraire. Le numéro d’urgence est le 112.
Pour aller plus loin : découvrez pourquoi les aurores changent de couleur.
Sources : Icelandic Met Office (Veðurstofa Íslands), prévisions d’aurores boréales ; NOAA Space Weather Prediction Center, cycle solaire 25 ; Safetravel.is (ICE-SAR) et administration des routes islandaise, conseils de sécurité hivernale, 2026 ; France Diplomatie, Islande, rubrique Sécurité, page du 14 octobre 2026.

